Calligraphie latine

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La calligraphie latine est associée à l’histoire de l’écriture en Europe avant et après l’utilisation de l’imprimerie et sur la base de l’alphabet latin des Romains. Les manuscrits (pratique de la copie manuelle d’un livre) ont poussé à pratiquer l’écriture comme un art en y associant souvent l’enluminure ou l’illustration. Elle a connu une évolution constante. Petit à petit sont nées de nouvelles lettres (le V et le J), les espaces entre les mots, la ponctuation et l’emploi des majuscules à partir des lettres décorées.
La pratique de la calligraphie latine est généralement associée à la copie de manuscrits par les moines chrétiens. Pour eux, il s’agissait de beaucoup plus qu’un travail : c’était une forme de prière, qui était à la fois une louange et une ascèse. La calligraphie, qui nécessite — ne serait-ce que techniquement – une grande concentration, une sûreté des gestes acquise par une longue pratique, donc une hygiène de vie pouvant effectivement aller jusqu’à l’ascétisme, en dehors même de toute considération spirituelle mais souvent associée de fait, est donc souvent une activité de religieux, et pas seulement en Occident.
Puis, au fil de l’histoire, elle a évolué au gré des influences culturelles, politiques et commerciales et des innovations techniques. Selon le support utilisé (pierre, cire, papyrus, parchemin et feuille), elle se pratique avec un ciseau, un style, un calame ou une plume (plume d’oiseau, puis plume métallique). L’alphabet latin des débuts a donné naissance à une multitude de variantes dont :

• les écritures romaines : capitale, rustica, Onciale, quadrata, semi-onciale ;
• les écritures insulaires (celtique) ;
• les écritures caroline puis gothique primitive ;
• les écritures gothiques : textura, majuscules, capitales lombardes, bâtarde anglaise et bâtarde flamande, fraktur, schwabacher, cursive ;
• les écritures humanistiques : rotunda, capitales, chancelière (
cancellaresca, ou écriture de chancellerie, également appelée pour l’imprimerie « italique ») ;
• les écritures françaises classiques :
ronde, bâtarde, coulée, en usage jusqu’au XXe siècle et souvent abusivement confondues avec l’anglaise.
• les écritures anglaises.
• la gestuelle (calligraphie actuelle pratiquée avec des pinceaux, divers types de plumes, des outils détournés comme le tire-ligne, le folded-pen…)

L’arrivée de l’imprimerie et de la presse de Gutenberg signifie la fin des manuscrits. A cette époque, la calligraphie latine influence tour à tour les premiers caractères en plomb (la première bible de Gutenberg, en gothique ; les bâtardes gravées de Geoffroy Thory), puis subit à son tour son influence (anglaise ou « copperplate » en anglais,qui signifie « plaque de cuivre gravée »). Elle a cependant continué d’être enseignée à l’école jusqu’au milieu du XXe siècle avec l’écriture à la plume fine, ses pleins et ses déliés, sur la base d’une anglaise simplifiée.
Le stylo à bille puis le traitement de texte l’ont fait disparaître de la vie courante, mais elle reste le lieu d’une recherche graphique plus qu’active aujourd’hui, avec l’apparition de nouveaux styles, comme la « gestuelle », l’utilisation d’outils fabriqués (foldedpen) et l’utilisation de techniques mixtes. Notons que si elle est détrônée par la typographie, grande pourvoyeuse de nouvelles polices d’écriture, elle sert souvent d’inspiration à celle-ci, puisqu’on trouve nombre de polices imitant la calligraphie manuelle (police choc de Roger Excoffon, inspirée des coups de pinceau de la calligraphie orientale ; police zapfino, inspirée de l’écriture « à la plume », du typographe Hermann Zapf).
De nos jours, elle est présente partout autour de nous, dans la publicité, les logos, les étiquettes de produits, les enveloppes (art postal), etc.
N.B : Merci Wikipedia

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