Calligraphie Arabe

Calligraphie Arabe

L’utilisation de l’écriture comme un art est l’une des composantes les plus caractéristiques des arts de l’Islam.
L’arabe est la langue de la révélation coranique pour la religion musulmane. Cette langue se diffuse très rapidement dans tout le monde islamique, pendant la conquête musulmane. L’écriture fait de même, puisque très tôt, le Coran est recopié, et l’écrit devient un des principaux moyens de diffusion du message religieux. Si la langue est à la fois un outil liturgique, de communication et de transmission de savoir, l’écriture possède donc, parallèlement, une triple fonction : religieuse, utilitaire et ornementale. L’écriture varie selon la nature et la destination des écrits et des supports.

On compte de nombreux styles calligraphiques, divisés en deux grandes catégories : le kufique, aux caractères angulaires, qui naît très tôt avec l’écriture hijazi des premiers Corans et se développe, tant en Égypte qu’en Iran et le cursif, aux caractères déliés. Ces deux grands types varient énormément, selon le pays et l’époque où ils sont employés. On peut citer par exemple, pour les calligraphies angulaires, le kufique tressé, où les hampes se mêlent, ou encore le kufique animé, dont les lettres se terminent par des visages humains et animaux. Dans les cursifs, on distingue en général six styles canoniques :
• le naskhî, l’un des premiers à se développer, rapide et lisible, très utilisé dans le monde arabe. Une de ses variantes, le maghribî, est usitée en Al-Andalus et au Maghreb ;
• le
muhaqqaq, en faveur sous les Mamelouks, penché vers la gauche ;
• le
thuluth, également très utilisé à la période mamelouke en Égypte, qui se caractérise par la hauteur des hampes ;
• le
rayhânî ;
• le
riqâ’, proche du thuluth, qui sert uniquement dans des documents administratifs ;
• le
tawqî’, à propos duquel on peut faire la même remarque.

Pour les langues étrangères à l’arabe (persan, turc, berbère, ourdou, croate ou encore swahili), d’autres styles se développent, comme le nasta’lîq, écriture inclinée, mélange du naskhî et du ta’lîq, qui sert en particulier dans les manuscrits persans.
La déclinaison en un vaste corpus de calligraphies n’empêche pas une unité rarement présente dans le reste de l’art islamique : l’écriture est donc un symbole fort d’unification et de distinction, qui mène parfois à la création de pseudo-calligraphies, illisibles, mais marqueurs forts d’une identité islamique.



1 commentaire

  1. leila baba 14 octobre

    j’aime bien bravoooooo

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